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L’économiste en chef d’EDC voit une ouverture pour les entreprises canadiennes dans les infrastructures ouest-africaines

Stuart Bergman cible les ports, l’énergie et les infrastructures minières du Sénégal au Nigéria, et estime que le Canada doit miser sur la fiabilité plutôt que sur la taille.

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Dans une analyse publiée le 19 février 2026, Stuart Bergman, vice-président et économiste en chef d’Exportation et développement Canada (EDC), soutient que l’Afrique de l’Ouest — la bande côtière qui va du Sénégal au Nigéria — compte parmi les principaux moteurs de croissance de l’Afrique subsaharienne, et que ses besoins en infrastructures correspondent à des savoir-faire canadiens bien établis.

Une demande portée par la démographie

M. Bergman rappelle que la population de la région devrait passer d’environ 382 millions à plus de 460 millions d’habitants d’ici 2036, une hausse de plus de 20 %. Les villes en expansion auront besoin d’électricité fiable, de transports efficaces, d’eau potable et de réseaux numériques modernes — des investissements que peu de gouvernements de la région peuvent assumer seuls.

Trois secteurs prioritaires

  • Transport et logistique : ports, corridors routiers et postes frontaliers peinent à suivre la hausse des volumes de conteneurs, de produits agricoles et miniers; la modernisation des quais et la numérisation des douanes reviennent sans cesse parmi les priorités.
  • Énergie : citant The Economist, M. Bergman souligne que le Nigéria produit moins d’électricité que le Wyoming et qu’environ 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité; les entreprises fortes en stabilisation des réseaux, en stockage et en réseaux intelligents sont bien placées.
  • Infrastructures minières : les pays du golfe de Guinée qui accroissent leur production de bauxite, d’or et de minéraux critiques ont besoin de routes, d’électricité, d’eau et d’usines de traitement.

Là où le risque est moindre

L’analyse ne cache ni les tensions budgétaires, ni le risque de change, ni l’instabilité politique. Elle distingue la Côte d’Ivoire — et, dans une moindre mesure, le Sénégal — pour leur bancabilité comparativement meilleure : cadre réglementaire plus clair, libre circulation des capitaux et appartenance à la zone franc CFA, arrimée à l’euro. Elle prévient aussi que les entrepreneurs chinois soutenus par l’État, les groupes logistiques du Golfe et les constructeurs turcs remportent souvent les grands appels d’offres grâce à leur taille et à leur rapidité.

« Dans cette région du globe, le Canada peut se distinguer, non pas par l’ampleur de ses capacités ou de ses ressources financières, mais bien en mettant de l’avant les domaines où il excelle : services de génie fiables, réalisation transparente et résultats pérennes. »

— Stuart Bergman, EDC

Pourquoi c’est important pour la communauté CACT

Les contrats d’infrastructure se gagnent rarement en solo. Pour les entreprises canadiennes de génie, d’énergie propre et de formation, un partenaire de la diaspora bien réseauté à Abidjan, à Dakar ou à Lagos peut faire la différence entre regarder passer un appel d’offres et y participer en consortium. La bancabilité de la Côte d’Ivoire, relevée ici par EDC, concorde d’ailleurs avec les annonces d’Ottawa dans ce pays en août 2026, dont ce blogue fait aussi état.

Sources

Tous les faits de cet article proviennent des sources ci-dessous. Les citations sont reproduites telles qu’elles figurent dans ces documents.

  1. Infrastructure en Afrique de l’Ouest : notre expertise en renfort

    Exportation et développement Canada · 19 février 2026 · Version anglaise

Analyse éditoriale du CACT. Il ne s’agit pas d’une publication officielle du gouvernement du Canada, du Sénat ou d’EDC.