- EDC
- Afrique et Caraïbes
Sondage d’EDC : deux exportateurs sur trois visent de nouveaux marchés — où se situent l’Afrique et les Caraïbes?
L’Indice de confiance commerciale d’EDC montre que les exportateurs délaissent les stratégies centrées sur les États-Unis. L’Amérique latine et les Caraïbes attirent 20 % d’entre eux, le Moyen-Orient et l’Afrique, 17 %.
L’Indice de confiance commerciale (ICC) semestriel d’Exportation et développement Canada (EDC), publié le 5 mars 2026, a gagné quatre points pour atteindre 69,7 après un creux record — toujours sous sa moyenne historique de 72,4. Le sondage a été mené du 4 décembre 2025 au 15 janvier 2026 auprès de 1 326 répondants.
Le signal de la diversification
- 65 % des exportateurs prévoient percer de nouveaux marchés au cours des deux prochaines années.
- La part des entreprises qui commencent à exporter vers plusieurs marchés à la fois a plus que triplé en dix ans, passant de 13 % (2015) à 43 % (2025).
- Celle des entreprises qui commencent uniquement par les États-Unis est passée de 62 % à 34 % sur la même période.
- Les exportateurs présents sur plusieurs marchés affichent une confiance supérieure de 3,3 points à la moyenne; ceux qui dépendent uniquement des États-Unis, inférieure de 3,9 points.
- 32 % disent avoir besoin de financement pour leurs projets de diversification, alors que la plupart s’attendent à ce que les conditions de financement restent difficiles ou se détériorent.
La place de l’Afrique et des Caraïbes
Parmi les marchés actuels autres que les États-Unis, EDC place en tête l’Europe (45 %) et l’Indo-Pacifique (30 %), suivis de l’Amérique latine et des Caraïbes (20 %), du Mexique (18 %) et du Moyen-Orient et de l’Afrique (17 %). Pour l’expansion à court terme, les exportateurs ciblent surtout l’Europe (28 %) et l’Asie-Pacifique (19 %).
Le sondage révèle aussi que 29 % des exportateurs admissibles n’utilisent pas les accords de libre-échange du Canada, même si 69 % affirment que ces accords influencent l’endroit où ils font des affaires.
« Nous assistons actuellement à une démonstration de la résilience canadienne. »
Pourquoi c’est important pour la communauté CACT
Un exportateur sur cinq vend déjà en Amérique latine et dans les Caraïbes, et environ un sur six au Moyen-Orient et en Afrique — des positions réelles, mais secondaires à côté de l’Europe et de l’Asie. C’est précisément l’écart que les entreprises de la diaspora peuvent aider à combler : elles apportent des acheteurs, la langue et une connaissance du terrain dans des marchés que la plupart des exportateurs ne ciblent pas encore. Le constat sur le financement compte aussi : une entreprise qui prépare un premier envoi vers les Caraïbes ou l’Afrique a intérêt à amorcer tôt ses discussions avec EDC et sa banque, plutôt qu’une fois la commande reçue.
Sources
Tous les faits de cet article proviennent des sources ci-dessous. Les citations sont reproduites telles qu’elles figurent dans ces documents.
- Sondage d’EDC : Les entreprises canadiennes répondent à l’appel à la diversification, les deux tiers d’entre elles prévoyant percer de nouveaux marchés
Exportation et développement Canada · 5 mars 2026 · Version anglaise
Analyse éditoriale du CACT. Il ne s’agit pas d’une publication officielle du gouvernement du Canada, du Sénat ou d’EDC.