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Les six recommandations de la sénatrice Gerba au comité du commerce des Communes

Témoignant sur le commerce du Canada avec l’Afrique du Nord et de l’Ouest, la sénatrice Amina Gerba a réclamé l’Afrique dans la stratégie de diversification, des outils de risque revus à EDC, des missions de haut niveau et un fonds diaspora.

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Le 14 avril 2026, le Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes (CIIT), présidé par la députée Judy Sgro, a repris son étude sur le commerce du Canada avec l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Parmi les témoins figuraient la sénatrice Amina Gerba, qui a rappelé avoir consacré 25 ans de sa vie professionnelle aux échanges entre l’Afrique et le Canada, et Sylvain Tétreault, de Blackburn Tétreault et associés.

Six recommandations

S’appuyant sur la Stratégie pour l’Afrique de mars 2025 et sur le rapport sénatorial Canada-Afrique : Saisir une opportunité stratégique, la sénatrice Gerba a d’entrée de jeu formulé six propositions :

  • Faire de l’Afrique une priorité explicite de la stratégie de diversification commerciale, en désignant les pays et secteurs prioritaires : agroalimentaire, énergies propres, infrastructures, formation, santé, services financiers, minéraux critiques et numérique.
  • Renforcer les outils financiers : accroître les capacités de FinDev Canada en précisant la part réservée à l’Afrique, revoir les mécanismes d’évaluation du risque d’Exportation et développement Canada en tenant compte des réalités africaines, et créer un fonds d’investissement dédié à la diaspora africaine.
  • Organiser des missions commerciales de haut niveau, coordonnées avec le Service des délégués commerciaux.
  • Entreprendre les travaux préliminaires à d’éventuels accords commerciaux avec des pays ou des communautés économiques régionales, en appui à l’Agenda 2063.
  • Contribuer aux chaînes de valeur régionales africaines par la coproduction et la transformation locale.
  • Analyser comment l’appartenance du Canada à la Francophonie et au Commonwealth peut ouvrir des portes sur le terrain.

« L’étude devrait également s’attaquer à la question des processus de délivrance des visas, dont la prévisibilité demeure problématique. À cet égard, la mise en place d’un visa francophone pourrait constituer une avancée pragmatique et immédiate. »

— La sénatrice Amina Gerba, CIIT

L’« angle mort » d’EDC

Interrogée sur les angles morts, la sénatrice Gerba a d’abord cité l’analyse du risque. Forte de son expérience d’exportatrice dans la plupart des pays d’Afrique francophone, elle a dit avoir constaté que le risque du marché africain était exagéré chez EDC.

« J’ai vu la différence entre la police d’assurance qu’on me vendait pour le marché américain et celle qu’on me vendait pour le Mali. C’est incroyable. »

— La sénatrice Amina Gerba, CIIT

Elle a décrit la diaspora africaine comme « le pont économique que nous recherchons », tout en soulignant qu’il lui manque information et ressources — bien des entrepreneurs de la diaspora ignorent, par exemple, que FinDev Canada est actif en Afrique. Elle a aussi appuyé l’idée d’un sommet Canada-Afrique, rappelant que le Japon, la France, la Chine et l’Italie en organisent déjà.

Pourquoi c’est important pour la communauté CACT

Ce témoignage est l’énoncé le plus clair à ce jour d’une politique commerciale africaine éclairée par la diaspora : un financement adapté aux réalités du risque africain, un fonds d’investissement diaspora et des missions dotées d’un poids politique. Son constat sur le manque d’information interpelle aussi des réseaux comme CACT : rapprocher nos membres de FinDev Canada, d’EDC et des délégués commerciaux est un travail que la communauté peut entreprendre dès maintenant.

Sources

Tous les faits de cet article proviennent des sources ci-dessous. Les citations sont reproduites telles qu’elles figurent dans ces documents.

  1. Comité permanent du commerce international (CIIT) — Témoignages, réunion no 30, 14 avril 2026

    Chambre des communes · 14 avril 2026 · Version anglaise

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