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La sénatrice Gerba prévient que le Canada risque de rater l’essor africain, alors que le poste d’envoyé spécial est en suspens
L’avenir de l’envoyé pour l’Afrique étant incertain et le rapport sénatorial de décembre toujours sans réponse, la sénatrice Gerba a déclaré à La Presse Canadienne que le Canada prend du retard sur ses partenaires du G7.
Le 16 juin 2026, La Presse Canadienne rapportait qu’Ottawa pourrait abolir le poste d’envoyé spécial pour l’Afrique, alors même que des comités de la Chambre des communes et du Sénat ont exhorté le gouvernement à accorder plus de priorité et de ressources à ce rôle. L’article consulté est la version anglaise.
Ce qui a changé
- Le 3 juin, Affaires mondiales Canada a annoncé le remplacement de son ambassadeur auprès de l’Union africaine, Ben Marc Diendéré, au terme de son mandat de trois ans. M. Diendéré avait aussi été nommé envoyé spécial pour l’Afrique en mars 2025.
- Une porte-parole du ministère a indiqué que les deux fonctions sont distinctes et qu’une annonce concernant l’envoyé spécial serait faite en temps et lieu.
- Le rapport du comité des affaires étrangères des Communes relève que M. Diendéré n’était appuyé que par un diplomate canadien et un employé recruté sur place à Addis-Abeba.
- Le comité sénatorial avait demandé à Ottawa de préciser les mandats et les ressources des envoyés; selon l’article, le gouvernement n’avait toujours pas répondu au rapport publié en décembre.
L’avertissement de la sénatrice Gerba
En entrevue en français avec La Presse Canadienne, la sénatrice Amina Gerba a dit craindre que le Canada rate des occasions en commerce et en infrastructures, au moment où le premier ministre Mark Carney veut doubler les échanges avec les pays autres que les États-Unis, et alors que la plupart des partenaires du G7 sont déjà présents en Afrique. Elle a fait remarquer que le Canada compte des envoyés spéciaux dans presque toutes les grandes régions du monde, sauf en Afrique, et s’est dite surprise de l’absence de réponse au rapport sénatorial.
Elle a néanmoins salué certains progrès, dont les rencontres de la ministre Anita Anand à Ottawa avec les dirigeants de la Zone de libre-échange continentale africaine et de la Banque africaine de développement. L’article souligne que la successeure de M. Diendéré auprès de l’Union africaine, Annika Allman, vient du développement international, ce qui amène certains représentants du milieu des affaires à se demander si l’accent revient à l’aide plutôt qu’au commerce. La sénatrice Gerba dit qu’elle jugera aux résultats.
Pourquoi c’est important pour la communauté CACT
Envoyés et ambassadeurs ouvrent des portes qu’aucune entreprise ne peut ouvrir seule. Un envoyé pour l’Afrique doté d’un mandat clair et d’une équipe suffisante offrirait aux exportateurs et aux investisseurs de la diaspora un interlocuteur de haut niveau sur l’accès aux marchés et les différends. À surveiller : la réponse du gouvernement au rapport sénatorial et toute annonce sur le poste d’envoyé.
Sources
Tous les faits de cet article proviennent des sources ci-dessous. Les citations sont reproduites telles qu’elles figurent dans ces documents.
- Canada risks missing economic boom by leaving Africa envoy position vacant, says senator
La Presse Canadienne (via Canada’s National Observer) · 16 juin 2026
- Canada-Afrique : Saisir une opportunité stratégique
Comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce international · 11 décembre 2025 · Version anglaise
Analyse éditoriale du CACT. Il ne s’agit pas d’une publication officielle du gouvernement du Canada, du Sénat ou d’EDC.