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« Où est l’enveloppe? » La sénatrice Gerba presse Ottawa de financer la Stratégie pour l’Afrique
Au comité sénatorial des affaires étrangères, la sénatrice Amina Gerba a demandé à Affaires mondiales Canada pourquoi la Stratégie pour l’Afrique n’a toujours ni budget dédié ni plan de mise en œuvre public.
Sept mois après le lancement de la Stratégie du Canada pour l’Afrique, le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (AEFA) a entendu les responsables d’Affaires mondiales Canada (AMC) chargés de la mettre en œuvre. Le panel du 30 octobre 2025 réunissait Cheryl Urban, sous-ministre adjointe pour l’Afrique, trois directeurs généraux et les deux envoyés spéciaux créés par la stratégie, Ben Marc Diendéré (Afrique) et Marcel Lebleu (Sahel).
Ce qu’a présenté AMC
Mme Urban a indiqué aux sénateurs qu’AMC avait mis sur pied le Pôle commercial pour l’Afrique afin de coordonner la diplomatie économique sur le continent — y compris les négociations en cours sur la protection des investissements avec la Zambie et la Tanzanie — et lancé un nouveau programme de commerce et de développement pour l’Afrique. Elle a ajouté que la Direction générale de l’Afrique avait participé à plus de 20 initiatives menées par la diaspora au Canada depuis le début de 2025.
Les questions de la sénatrice Gerba
La sénatrice Amina Gerba, présente au lancement de la stratégie, a rappelé que la diaspora africaine compte près d’un million de personnes au Canada et que, plusieurs mois plus tard, la mise en œuvre n’était toujours pas effective. Elle a aussi relevé que le discours économique du premier ministre, le 22 octobre, énumérait des marchés prioritaires pour la diversification sans mentionner le continent africain. Elle a ensuite fait une comparaison directe avec la Stratégie pour l’Indo-Pacifique, annoncée d’emblée avec une enveloppe.
« Je ne comprends pas qu’on n’ait pas décidé d’une enveloppe concrète. »
Quand la sénatrice a demandé si un plan de mise en œuvre et un échéancier seraient rendus publics, Mme Urban a répondu qu’AMC ne travaillait pas sur un document de plan unique, mais sur des plans par domaine, chaque haut-commissariat élaborant sa propre approche.
Au second panel, la sénatrice Gerba a demandé aux envoyés de quels outils dispose le Canada pour mener une stratégie économique Canada-Afrique efficace, et ce qu’ils pensaient d’un conseil permanent des relations Canada-Afrique. M. Diendéré a dit n’exclure aucune structure de coordination fonctionnelle permettant la reddition de comptes; M. Lebleu a évoqué un forum d’investissement de la diaspora à Dakar, organisé avec la Délégation générale du Québec.
Pourquoi c’est important pour la communauté CACT
L’échange résume la question qui traverse tous les dossiers commerciaux africains à Ottawa : l’ambition face aux moyens. Le comité l’a reprise dans son rapport final six semaines plus tard, dont la toute première recommandation réclame un plan d’action assorti d’objectifs mesurables, d’échéanciers et de ressources dédiées. Pour les entreprises, le Pôle commercial pour l’Afrique est le point de contact opérationnel qui existe aujourd’hui; la question budgétaire déterminera jusqu’où il pourra aller.
Sources
Tous les faits de cet article proviennent des sources ci-dessous. Les citations sont reproduites telles qu’elles figurent dans ces documents.
- Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international — Témoignages, 30 octobre 2025
Comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce international · 30 octobre 2025 · Version anglaise
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