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Une étude réalisée pour la sénatrice Gerba montre comment le Canada pourrait presque tripler ses exportations vers cinq marchés africains

Préparé par l’ESG UQAM, le rapport chiffre à 2,47 milliards de dollars les exportations de 2025 vers le Maroc, le Nigéria, l’Afrique du Sud, le Kenya et le Cameroun — et trace une voie vers 6 à 8 milliards.

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Daté de mars 2026, le rapport Boosting Canadian Exports: The Essential African Market a été préparé par l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (ESG UQAM) pour le bureau de la sénatrice Amina Gerba. Financé par le fonds de recherche du Groupe progressiste du Sénat, il est présenté par Martin Deslauriers, MBA. Selon le Centre d’entrepreneuriat ESG UQAM, l’étude a été présentée à Ottawa le 22 avril 2026. Le rapport consulté est la version anglaise.

Le point de départ : 2,47 milliards de dollars

Selon l’étude, les exportations canadiennes vers ces cinq marchés ont dépassé 2,47 milliards de dollars en 2025, surtout dans l’agroalimentaire, les infrastructures et l’équipement industriel :

  • Maroc — 900,9 millions de dollars; le marché le plus structuré et le plus accessible, une porte d’entrée.
  • Nigéria — 833,1 millions; deuxième marché des cinq, à fort volume et diversifié.
  • Afrique du Sud — 509,4 millions; un marché industriel et technique avancé.
  • Kenya — 158,1 millions; une plaque tournante régionale en croissance pour l’Afrique de l’Est.
  • Cameroun — 75,8 millions; une porte d’entrée graduelle vers l’Afrique centrale.

Deux scénarios

Selon une croissance naturelle, les exportations pourraient atteindre de 3,3 à 3,6 milliards de dollars d’ici 2030. Dans un scénario structuré, intégrant services, formation et partenariats locaux, les auteurs évaluent le potentiel entre 6 et 8 milliards — presque le triple. Ils rattachent cette occasion à l’objectif fédéral de doubler en dix ans les exportations vers les marchés autres que les États-Unis.

Pour les auteurs, l’enjeu stratégique pour le Canada n’est plus l’accès aux marchés, mais sa capacité à capter une plus grande part de la valeur.

Cinq recommandations

  • Structurer une offre canadienne intégrée : intrants et équipements, services et entretien, formation et transfert de compétences.
  • Approfondir les secteurs où le Canada est déjà fort, en transformant les flux de céréales, d’engrais et d’équipements en chaînes de valeur complètes.
  • Intégrer la formation professionnelle comme levier de marché; le sommaire estime qu’elle accroît la valeur des projets de 40 % à 70 %.
  • Adopter une stratégie différenciée pour ces cinq marchés complémentaires.
  • Renforcer l’accompagnement sur le terrain, en misant sur le rôle central du Service des délégués commerciaux.

Pourquoi c’est important pour la communauté CACT

L’argument central de l’étude — vendre des solutions intégrées plutôt que de simples produits — joue en faveur des forces de la diaspora. Partenariats locaux, formation et service après-vente : c’est là que la confiance compte le plus. Les entreprises qui expédient déjà du blé, des lentilles ou de l’équipement au Maroc ou au Nigéria peuvent se servir de ce cadre pour se demander quel volet de service, d’entretien ou de formation elles pourraient ajouter avec un partenaire sur place.

Sources

Tous les faits de cet article proviennent des sources ci-dessous. Les citations sont reproduites telles qu’elles figurent dans ces documents.

  1. Boosting Canadian Exports: The Essential African Market (Morocco, Nigeria, South Africa, Kenya, Cameroon)

    ESG UQAM

  2. ESG UQAM Entrepreneurship Centre — presentation of the study in Ottawa

    LinkedIn · 23 avril 2026

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